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BORDEAUX-AQUITAINE 1940-1944 » L'AQUITAINE » Les PYRENEES ATLANTIQUES (BASSES PYRENEES) » Article de presse KAVERNE

Article de presse KAVERNE

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1 Article de presse KAVERNE le Ven 21 Sep 2012 - 17:19

Erwan


Admin
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Quand Hitler bétonnait Biarritz À Boucau et Saint-Jean-de-Luz aussi
De 1942 à 1944, l'organisation Todt édifia dans la station, une série de bunkers qui comptent parmi les plus exceptionnels du fameux Mur de l'Atlantique.

Aux pieds de l'Hôtel du Palais face au Miramar, un mitrailleur attendait l'ennemi qui devait venir de l'océan, encore vide de surfeurs.
Non, la kaverne de Hitler n'est pas un mythe ! Biarritz compte même quatre de ces grands complexes souterrains fortifiés, cachés dans les entrailles de ses falaises, du Cap Saint-Martin à l'Atalaye. Plus personne ne s'intéresse à ce patrimoine qui alimente légendes et fantasmes. Historien et spéléologue, Jean-Loup Ménochet a relancé l'enquête.
« Sud Ouest ». Quelle a été votre motivation en vous lançant dans ces explorations et recherches sur les bunkers de la Côte basque ?
Inachevé, l'Atlantikwall ou mur de l'Atlantique est encore parfaitement visible sur le littoral basque et landais. L'estuaire de l'Adour était particulièrement protégé avec une batterie de défense tournée vers le large, organisée autour de la fameuse tour Barbara. Équipée d'un télémètre ultramoderne à l'époque, cette dernière commandait les tirs et coordonnait les défenses du port de Bayonne, alors stratégique pour la réception du minerai de fer espagnol. La Côte basque sur 30 km seulement concentrait tous les obstacles imaginables à l'époque pour contrer un débarquement et recelait une succession d'ouvrages et fortifications plus ou moins importants, mais aussi ces fameuses kaverne. Celle de Sainte-Barbe à Saint-Jean-de-Luz qui devait compléter les casemates, n'a pas été achevée tout comme la kaverne prévue à Hendaye. Du coup, on peut observer la façon dont l'organisation Todt avait prévu de bétonner et construire ses bunkers.
Jean-Loup Ménochet. Je ne fais pas partie des personnes fascinées ou nostalgiques du IIIe Reich. Ce qui m'intéresse, c'est la valeur historique et patrimoniale de ces bunkers biarrots. Ils témoignent d'un épisode majeur de l'histoire des fortifications. Biarritz dispose là d'un trésor caché et plutôt bien conservé, même si une partie n'est plus forcément accessible. Au même titre que les châteaux forts, on aurait donc tort de les négliger. Il faut savoir que sur les six ouvrages souterrains majeurs que l'organisation Todt édifia sur la Côte basque de 1942 à 1944, Biarritz en compte quatre ! C'est exceptionnel, car cela représentait d'énormes travaux et investissements. La Côte basque dispose de la plus forte concentration d'ouvrages de ce type de l'Atlantikwall !
De plus, ils disposaient des aménagements, équipements et armement les plus modernes de l'époque.
Quel intérêt les Nazis avaient-ils de bétonner et fortifier Biarritz ?
Les Nazis ne sous-estimaient pas la menace d'un possible débarquement allié dans le Golfe de Gascogne. Une tentative peu connue de débarquement d'un corps expéditionnaire britannique va d'ailleurs les inquiéter en mars 1942. C'est l'opération Myrmidon, qui vise alors à prendre Bayonne et la zone Adour-Bidassoa avec environ 1 000 hommes, dont des commandos. Myrmidon échoue, car les Britanniques renoncent à lancer leurs chalands à cause des vagues trop fortes. Les Allemands vont réaliser les faiblesses criantes de la défense alors en place au port de Bayonne. Ils vont donc mettre en place un énorme dispositif, dont Biarritz est l'un des verrous.
Quels sont les atouts de la ville ?
D'abord sa capacité d'hébergement qui justifie l'implantation du commandement. Au départ utilisés pour le repos du guerrier, les hôtels accueillent des troupes de l'armée de terre en nombre et des blessés convalescents. Biarritz dispose d'un aérodrome avec l'armée de l'air. La marine allemande y a aussi un centre de formation DCA à Marbella.
Ensuite la géologie de Biarritz se prête bien au projet avec quatre pointes, entrecoupées de plages. Les reliefs, la roche calcaire dure, sont des atouts pour implanter des réseaux et postes souterrains bien camouflés, moins vulnérables aux bombardements. Le complexe du Cap Saint-Martin est remarquable. Mais celui de l'Atalaye l'est plus encore.
En quoi ce complexe de l'Atalaye était-il si exceptionnel ?
L'Atalaye abrite l'un des complexes les plus importants qui ont été construits le long du Mur de l'Atlantique. Dans ma conférence samedi, je montrerai une reconstitution en 3D. Ce complexe comprenait un poste de commandement d'artillerie côtière de marine, jumelé à une position du groupe d'artillerie côtière de l'armée de terre. Il était composé d'un ensemble de quatre étages, reliés par un escalier intérieur. Il y avait des bureaux, salles logistiques avec moteur diesel, système de ventilation, réserves de munitions, de vivres et d'eau. À l'époque, il y avait une entrée dans le tunnel de l'Atalaye, une autre sur le plateau. Ces deux complexes disposaient d'un lance-flammes de forteresse, les deux seuls exemplaires qui ont été installés sur tout le Mur de l'Atlantique.
Est-ce que cette kaverne, le nom donné par les Nazis, est visitable ?
En partie. Certaines salles ont même été utilisées par le musée de la Mer il y a quelques années. Ce bunker pourrait sans doute être assez facilement réhabilité, tout comme celui sous la Villa Nuit de Mai (Cap Saint-Martin) qui a été entièrement remis en état par son propriétaire espagnol.
Il y a d'autres bunkers à Biarritz, on parle d'un véritable réseau ?
Il y a effectivement de très nombreuses fortifications dans la ville. Mais le réseau de tunnels qui les reliaient est un mythe. D'ailleurs, cela n'aurait eu aucun sens d'un point de vue militaire. Le seul tunnel de liaison entre deux gros bunkers est celui de l'Atalaye. Beaucoup de ces bunkers ont été détruits, murés. Mais d'autres ont été recyclés. Il y avait ainsi deux grosses casemates de chaque côté de l'Hôtel du Palais. L'une était destinée à couvrir la plage du Miramar, l'autre, à prendre en enfilade la Grande Plage. Elles existent encore. Il y a des traces dans les sous-sols des cuisines également. Sur la plage, il y avait aussi des surprises. La baignade ou le surf, qui n'existait pas encore, auraient été évidemment des sports dangereux au milieu des mines, asperges de Rommel, hérissons tchèques, barbelés, murs anti-chars, tobrouks… Sans compter les canons et mitrailleuses déployées à deux pas du sable où les touristes lézardent aujourd'hui au soleil !
En savoir plus avec les livres d'Alain Chazette « Atlantikwall » (Ed. Heimdal) et Francis Sallaberry « Quand Hitler bétonnait la Côte basque » (Ed. Harriet, épuisé).


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2 Re: Article de presse KAVERNE le Dim 23 Sep 2012 - 14:27

Eric L


Bonjour,

Merci pour cet article.
Il est peut être encore possible de trouver le livre de Francis Sallaberry en fouillant les bouquinistes de Bayonne.
J'en ai trouvé deux à 80 euros pièce ; un que j'ai conservé ,le second revendu pour me "rembourser" en partie le premier.

3 Re: Article de presse KAVERNE le Dim 23 Sep 2012 - 16:09

Erwan


Admin
Admin
Ou contacter l'auteur ... Je crois qu'il en a encore à disposition ! study
Il habite Bayonne !


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4 Re: Article de presse KAVERNE Aujourd'hui à 4:03

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