BORDEAUX-AQUITAINE 1940-1944
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LIVRET 18 : Quand l'hôpital Robert Picqué était "Kriegslazarett Bordeaux"

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Erwan


Admin
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En prévision de l'ouverture prochaine du bunker -hôpital codé Bo37/1 de l'hôpital Robert Picqué à l'occasion des journées du Patrimoine 2014, voici une étude de ce lieu qui a nécéssité plusieurs voyages aux archives allemandes de Freiburg et l'interprétation de nombreux clichés et d'albums photo en notre possession ! 

Au sommaire :



Historique 1875 - 1945        Page 2
Plan d’ensemble de l’hôpital  Page 4
Le bunker sanitaire codé Bo37/1 - Grosser Sanitätsunterstand 639      Page 6
La chaine de traitement médical allemand    Page 11
Les unités médicales en place à Robert Picqué 1940-1944   Page 14
Organisation des services  Page 15
Le kriegslazarett en photos Page 19
Les équivalences de grades Heer / Kriegsmarine et Armée Française   Page 31




Le service de santé de l'armée installe un hôpital temporaire en 1880 qui devient hôpital annexe le 13 octobre 1882 de l'hôpital militaire Saint Nicolas à Bordeaux (rue Saint Nicolas). Entre cette période et la première guerre mondiale, "l'hôpital annexe du Béquet" prend de plus en plus d'importance. D'août 1914 à juin 1916, le HC (hôpital complémentaire) n° 25  de Talence - Petit Lycée a une capacité de 1083 lits. L'hôpital Militaire de Bordeaux prend le relais dès janvier 1916 avec cette fois le domaine de Crespy comme hôpital complémentaire. Les malades et blessés de l'armée américaine combattant en France sont alors accueillis dès 1917 à Talence. Le domaine est alors repris en 1919 par l'armée française qui y organise des services chirurgicaux.
De 1931 à 1936 est édifié l'hôpital militaire tel que nous le connaissons aujourd'hui et dénommé quartier du Béquet. Le 1er juillet 1936, l'hôpital prend le nom de Robert Picqué en l'honneur du fondateur du secours médical aérien, chirurgien au Val de Grâce, professeur à la faculté de médecine de Bordeaux et médecin-chef à Talence où il résidait. Celui-ci décède le 1er juin 1927 lors d'un transfert aéroporté, lorsqu'il tombe de son avion au dessus de la commune de Marcheprime. Une stèle existe à l'endroit même de l'accident. Jusqu'à cette date et depuis le 1er juin 1927, c'est donc l'hôpital complémentaire de Talence qui portait le nom de Robert Picqué. (Feldlazarett 640 en 1940-41)
Le nouvel hôpital militaire Robert Picqué (anciennement "quartier du Becquet") fonctionne comme hôpital régional de 1936 à 1940.
Durant cette période et en accord avec la loi du 8 avril 1935 actualisée le 11 juillet 1938 relatives à la défense passive de la population, des abris anti-aériens sont creusés sur l'ensemble du périmètre. Nos recherches ont permis d'en dénombrer 7 pouvant abriter chacun une centaine de personnes. Il en subsistait 5 lors de nos premiers repérages en 2000 avant la construction du centre médico-technique Henri Laborit. Il subsiste en 2014 deux tranchées-abris à l'intérieur de l'ancienne enceinte des contagieux détruite en 1974.
Dans les années 1980, la tranchée jouxtant la prison a servi de cachette improvisée à un évadé de la maison d'arrêt de Gradignan … Une anecdote qui ne s'invente pas ! (Voir plan page 4)
 
L'OCCUPATION ALLEMANDE 1940-1944
 
L'hôpital militaire Robert Picqué a une capacité initiale de 450 lits. Les allemands vont édifier 10 pavillons supplémentaires en bois. Huit d'entre eux prennent place entre le bloc de bactériologie et l'immeuble des sous-officiers mariés et deux autres dans l'enceinte des contagieux. La capacité d'accueil est alors vraisemblablement portée à environ 600 lits, à raison de 20 hommes par pavillon.
Trois autres baraques (2 en bois et 1 métallique) à usage de magasins sont également édifiées à proximité du service du matériel. Un réservoir d'eau est construit dans l'alignement du bloc des contagieux et une moto-pompe Guinard de 120m3 et deux tuyaux d'aspiration avec crépine sont affectés au site par le service incendie (Voir le tome 17, les sapeurs-pompiers du port). Des lances, des raccords, des seaux et une échelle sont entreposés au Marine Lazarett de Talence.
Mais l'ouvrage le plus emblématique de cette occupation reste le bunker-hôpital codé Bo37/01. Celui-ci n'a jamais été mis en service!
 
A la Libération, le service de santé de l'Armée reprend possession des lieux. Les bâtiments ont été abandonnés en bon état général mais l'occupant allemand a emporté le matériel chirurgical et radiologique. L'activité est momentanément reportée sur l'hôpital Saint Nicolas en centre-ville qui a été réactivé par l'occupant.
La suite en lisant le tome 18 !! ... study
A commander auprès de "Erwan" sur le forum ! Merci à vous !


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